Emploi 95

EMPLOI 95 : LES CREATIONS D'ENTREPRISES

 

I – LES CRÉATIONS ET REPRISES D’ENTREPRISES SUR LE VAL-D’OISE

Les indicateurs qui suivent dans le développement ci-dessous visent à présenter une analyse du niveau des créations et reprises d’entreprises en Val-d’Oise en 2006, à partir des informations fournies par l’INSEE, avec une comparaison sur la période 2001-2006. On analysera pour mieux comprendre le marché de l'emploi sur le 95, les niveaux des créations d’entreprises pour chaque prin­cipal secteur d’activité.

Un niveau de créations d’entreprises élevé en 2006. Selon les données de l’INSEE, le Val-d’Oise avait enregistré 4.988 créations d’entreprises en 2006, ce qui plaçait le département dans une position favorable en Ile-de-France. En effet, si l’on mesure le taux de créations d’entreprises (nombre de créations d’entreprises de l’année rapporté au nombre d’entreprises totales existantes), ce ratio attei­gnait 13,31 % en Val-d’Oise en 2006, soit un niveau supérieur à celui de la moyenne régionale (11,9 %) et à celui de la moyenne nationale (12,14 %).

Chambre de commerce et d'industrie

 

1 – L’ÉVOLUTION DES CRÉATIONS D’ENTREPRISE

Un fort niveau des créations d’entreprises dans les secteurs de la construction et du commerce. Si on calcule le niveau des créations d’entreprises dans le Val-d’Oise par rapport au nombre total des entreprises existantes, on constatait, en 2006, un réel dynamisme de ces créations dans les secteurs de la construction (avec un taux de créations élevé de 19,11 %), puis du commerce (13,90 %), des autres services (12,05 %) et enfin de l’industrie (8,94 %). Si l’on compare ces indicateurs par rapport à ceux des moyennes régionale et nationa­le, on constatait, en 2006 :
un certain dynamisme des créations d’entreprises du secteur industriel, en Val-d’Oise, avec un taux de création (8,94 %) supérieur à celui des moyennes régionale (7,91%) et nationale (8,34%).
• un fort dynamisme des créations d’entreprises en Val-d’Oise dans le secteur du commerce, avec un taux de création (13,90 %) bien supérieur à celui des moyennes régionale (12,10 %)
• un fort dynamisme de la création d’entreprise, en Val-d’Oise, dans le secteur de la construction (19,11%), bien supérieur à celui des moyennes nationale (14,56 %) et régionale (17,40 %).

Le graphique ci-dessous illustre le solde net de créations d'entreprises, soit l'ensemble des créations à laquelle on soustrait les liquidations ainsi que les défaillances. L'explosion évidente en 2009 correspond bien entendu au nouveau statut d'auto-entrepreneur qui a largement favorisé la création de nouvelles entreprises.


 

2 – LES CRÉATIONS D’ENTREPRISES SELON LES SECTEURS GÉOGRAPHI­QUES INTERNES AU VAL-D’OISE

Les créations d’entreprises, au sein même du territoire du Val-d’Oise, se répartis­saient en 2006 de manière assez équilibrée,
avec toutefois une concentration impor­tante de leur nombre sur le secteur de la Plaine de France.

Un niveau des créations d’entreprises élevées sur les secteurs de la Plaine de France et des Rives de Seine. En matière de dynamisme de la création d’entreprise, la Plaine de France était le territoire le plus dynamique au sein du Val-d’Oise en 2006, avec un taux de créa­tion de 16,91 %. De même, le taux des créations d’entreprises des Rives de Seine (13,89 %) était su­périeur en 2006, au taux moyen du Val-d’Oise, mais dans une moindre mesure. Les autres territoires internes au Val-d’Oise, et notamment Cergy-Pontoise (12,72 %), bénéficiaient de taux de créations d’entreprises moins important, mais demeuraient assez proches de la moyenne départementale (13,31 %).

 

Un taux des créations d’entreprises rapporté au nombre des actifs contrasté se­lon les territoires internes au Val-d’Oise. En rapportant le nombre des créations d’entreprises au nombre des habitants, on enregistrait en 2006 des résultats supérieurs à ceux de la moyenne départementale pour la Plaine de France (5,46 créations d’entreprises pour 1.000 habitants) et, également, pour le secteur des Rives de Seine (5,12 créations d’entreprises pour 1.000 habitants), et des résultats moins favorables pour les secteurs de la Vallée de Montmorency (3,81 créations d’entreprises pour 1.000 habitants) et du Vexin (3,78 créations d’entreprises pour 1.000 habitants).

Un dynamisme en matière de créations d’entreprises particulièrement contrasté selon les différentes communautés d’agglomération et de communes entre 2001 et 2006. Si l’on considère les différentes communautés de communes et d’agglomération du Val-d’Oise, et que l’on prend en compte la moyenne des créations d’entreprises en­tre 2001 et 2006, on constate, au cours de cette période, des niveaux contrastés concernant les créations d’entreprises, aussi bien en considérant le taux des créations d’entreprises par rapport au parc d’entreprises existant, que le taux des créations par rapport au nombre des habitants.

Ainsi, les résultats les plus favorables ont été obtenus par la Communauté d’Agglomération de Val de France (5,15 créations d’entreprises pour 1.000 habitants entre 2001 et 2006) et par la Communauté d’Agglomération d’Argenteuil-Bezons (4,94 créations d’entreprises pour 1.000 habitants).

Mais on constatait également des résultats positifs, proches de la moyenne départementa­le, pour la Communauté de Communes du Parisis (4,01 créations d’entreprises pour 1.000 habitants) et pour la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise (4,01 créations d’entreprises pour 1.000 habitants).

 

3 – LES CRÉATIONS D’ENTREPRISES SELON LES SECTEURS D’ACTIVITÉS ET LES SECTEURS GÉOGRAPHIQUES INTERNES AU VAL-D’OISE

Si l’on croise les données fournies par l’INSEE en matière de créations d’entreprises selon les différents territoires internes du Val-d’Oise avec les résultats disponibles selon les différents secteurs d’activités, le niveau de créations d’entreprises (par rapport au parc d’entreprise existant par secteurs d’activités) présentait en 2006 les carac­téristiques suivantes :

Sur le secteur de la Plaine de France, on constatait un dynamisme supérieur en termes de créations d’entreprises sur tous les secteurs d’activités par rap­port aux moyennes régionale et nationale, notamment pour les secteurs de la cons­truction (taux de créations de 28,5 %) et du commerce (taux de créations de 18,8 %).

 

Sur le secteur géographique de la Vallée de Montmorency, on constatait un dy­namisme en termes de créations d’entreprises proche des moyennes dé­partementale et régionale, excepté pour les secteurs d’activités des services (10,64 %, contre 12,05 % pour la moyenne départementale) et du commerce (11,67 % contre 13,9 % pour la moyenne départementale) notamment en dessous de la moyenne.

 

Sur le secteur géographique du Pays de France, on enregistrait un réel dynamis­me des créations d’entreprises dans le secteur industriel, dans celui des ser­vices et dans celui du commerce dans une moindre mesure, mais un faible dy­namisme des créations d’entreprises dans le secteur de la construction.

Sur le secteur des Rives de Seine, on constatait un dynamisme proche de celui de la moyenne départementale en matière de créations d’entreprises, mais un résultat particulièrement dynamique pour le secteur des services (13,25 %, supérieur aux moyennes départementale de 12,05 % et régionale de 11,43 %).

 

Sur le secteur de Cergy-Pontoise, on enregistrait un dynamisme des créations d’entreprises dans les secteurs des services (12,26 %) et de la construction (19,63 %), supérieur aux moyennes régionale et départementale, mais des perfor­mances plus modestes pour les secteurs de l’industrie (taux de créations de 6,9 %) et du commerce, dans une moindre mesure (12,66 % sur le secteur, contre 13,9 % en Val-d’Oise).

 

Sur le secteur du Vexin, on enregistrait des performances moins favorables, no­tamment pour la construction (taux de création de 7,31 %, contre 19,11 % au ni­veau départemental) et pour le commerce (8,44 %, contre 13,9 % pour la moyenne départementale), mais de meilleurs résultats pour les services et, surtout, pour l’industrie (9,25 %, contre 8,94 % en Val-d’Oise).

 

4 – LES REPRISES D’ENTREPRISES EN VAL-D’OISE

On comptait, en 2006, seulement un peu plus de 400 reprises d’entreprises en Val­ d’Oise, selon les données de l’INSEE.

Contrairement à la situation constatée pour les créations d’entreprises, ce n’est pas sur le territoire du secteur de la Plaine de France que l’on enregistrait le nombre le plus important des reprises d’entreprises, mais plutôt sur le secteur des Rives de Seine, ainsi que sur le territoire de la Vallée de Montmorency.

Un Taux de reprise d’entreprises encore faible en 2006 en Val-d’Oise. Le taux de reprise d’entreprise (qui se définit comme le rapport entre le nombre des reprises d’entreprises au cours de l’année et le parc total des entreprises en Val-d’Oise) avait atteint 1,11 % en 2006 en Val-d’Oise, soit un taux un peu supérieur à celui de la moyenne régionale (0,99 %), mais très inférieur à celui de la moyenne nationale (1,46 %). Selon les principaux territoires internes au Val-d’Oise, on constatait que c’est égale­ment sur le territoire des Rives de Seine que l’on enregistrait les résultats les plus favo­rables, avec un taux de reprise de 1,5 %, suivi par le secteur du Pays de France (1,24 %). A contrario, c’était sur le secteur du Vexin (avec taux de reprise de 0,7 %) et, dans une moindre mesure, sur le territoire de l’Agglomération de Cergy-Pontoise (0,97 %) que l’on obtenait les résultats les moins favorables en matière de taux des reprises d’entreprises. Si l’on rapporte au nombre d’habitants le nombre des reprises d’entreprises par sec­teurs géographiques, on obtenait des résultats équivalents pour la prédominance des Rives de Seine et du Pays de France, au titre de ces critères. Les secteurs des Rives de Seine et du Pays de France obtenaient en effet des résul­tats supérieurs, alors que l’agglomération de Cergy-Pontoise, la Vallée de Mont­morency et la Plaine de France étaient assez proches de la moyenne du Val­d’Oise. Le Vexin est le territoire interne au Val-d’Oise où le niveau des reprises d’entreprises par habitant était le plus faible.

 

Un taux de reprises d’entreprises dans le secteur de la construction supérieur en Vallée de Montmorency. Dans le secteur de la construction, seul le secteur de la Vallée de Montmorency (0,34 %) affichait un taux de reprises d’entreprises supérieur à la fois à celui de la moyenne régionale (0,24 %) et à celui de la moyenne départementale (0,18 %).

 

Un taux de reprises d’entreprises dans le commerce supérieur dans le Pays de France et sur les Rives de Seine. Dans le secteur du commerce, les secteurs du Pays de France (taux de 2,25 %) et, dans une moindre mesure, des Rives de Seine (taux de 1,46 %) affichaient des taux de repri­ses d’entreprises supérieurs à ceux des moyennes départementale (1,32 %) et ré­gionale (1,3 %).

Des résultats contrastés en matière de reprises d’entreprises selon les secteurs d’activités et les secteurs géographiques internes au Val-d’Oise. En établissant les taux de reprises d’entreprises (par rapport au stock d’entreprises) pour chaque secteur d’activité et selon les secteurs géographiques internes au Val­d’Oise, il est possible d’affiner plus précisément les résultats. Ainsi, on constatait que les probabilités de reprises d’entreprises étaient beaucoup plus importantes en Val-d’Oise dans le secteur de l’industrie (avec un taux de reprise d’entreprise de 1,7 %) ainsi que, dans une moindre mesure, dans le secteur du commerce (avec un taux de reprise de 1,32 %), que par exemple pour le secteur de la construction (avec un taux de reprise de 0,18 %). Ceci est vrai également en Ile-de-France. Il y a ainsi des taux de reprises d’entreprises qui étaient, en 2006, plus de dix fois plus importants pour l’industrie que pour le secteur de la construction. En comparant selon les secteurs d’activités, on constate que le Val-d’Oise affichait de meilleurs résultats en matière de reprises d’entreprises, en 2006, dans les secteurs de l’industrie et des services, par rapport à la moyenne régionale.

 

Un taux de reprises d’entreprises dans le secteur industriel supérieur en Vallée de Montmorency et sur les Rives de Seine. Au titre du secteur industriel, les taux de reprises d’entreprises les plus favorables étaient constatés en 2006 dans le secteur de la Vallée de Montmorency (avec un taux de reprise de 2,73 %), ainsi que dans le secteur des Rives de Seine (2,62 %), les autres sec­teurs géographiques internes au Val-d’Oise enregistrant des résultats moins favorables que ceux des moyennes régionale et départementale, excepté pour l’Agglomération de Cergy­Pontoise, qui bénéficie d’une situation proche de celle de la moyenne régionale (avec un taux de 1,29 %, contre 1,32 % pour la moyenne régionale).

 

Un taux de reprises d’entreprises dans les services supérieur sur les Rives de Sei­ne. Dans le secteur des services, seul le secteur des Rives de Seine affichait un taux de reprises d’entreprises (1,83 %) significativement supérieur à ceux des moyennes dé­partementale (taux de 1,19 %) et régionale (taux de 0,95 %).

 

II – L’ÉVOLUTION RÉCENTE DES CRÉATIONS ET DES REPRISES D’ENTREPRISES DANS LE VAL-D’OISE


1 – L’ÉVOLUTION DU NOMBRE DES CRÉATIONS ET REPRISES D’ENTREPRISES EN VAL-D’OISE

Une nouvelle augmentation du nombre de créations d’entreprises en 2007, mais une stabilisation de leur nombre en 2008. Pour la cinquième année consécutive, le nombre des créations d’entreprises avait progressé, en 2007, sur le territoire du département. Ainsi, 5.280 entreprises avaient été créées ou reprises dans le département en Val­ d’Oise en 2007, soit une progression de + 13 % de leur nombre, par rapport à l’année précédente. Au niveau régional, la croissance du nombre des créations et reprises d’entreprises avait progressé également (+ 6,5 % en 2007), tout comme au niveau national (+ 5,6 % en 2007). En 2008, les premiers éléments disponibles (établis jusqu’en juillet 2008) faisaient ap­paraitre une croissance du nombre des créations et reprises d’entreprises en Val­d’Oise limitée à + 0,9 % sur un an, en glissement. Au niveau régional, on enregistrait également une stabilisation du nombre des créa­tions et reprises d’entreprises (+ 0,5 %), alors qu’au niveau national, on enregistrait une baisse de leur nombre (- 4,3 %). Un indice de dynamisme économique du Val-d’Oise en légère baisse en 2007.
L’indice de dynamisme économique correspond au rapport des créations d’entreprises sur la somme des défaillances et des cessations d’entreprises.
En 2007, en raison de la forte progression du nombre des cessations d’entreprises, l’indice de dynamisme économique s’est établit à 1,59 en Val-d’Oise (contre 1,61 en 2006), ce qui signifie que pour une entreprise qui a disparu dans le département, 1,59 ont été créées. Cet indice de dynamisme se situait en 2007 en Val-d’Oise à un niveau supérieur à celui de la moyenne nationale (1,53), mais inférieur à celui de la moyenne régiona­le (1,63). Par rapport aux autres départements franciliens, le Val-d’Oise se situait, sur la base de ce critère, derrière les départements de l’Ouest parisien, les Yvelines (1,76), les Hauts-de-Seine (1,71) mais aussi l’Essonne (1,70), Paris (1,73) et même le Val-de­Marne (1,57). L’indice du Val-d’Oise était cependant très supérieur à celui de la Seine-Saint-Denis (1,30) et très légèrement supérieur à celui de la Seine-et-Marne (1,57).

Pour 2008, selon les premiers éléments disponibles (en juillet 2008), l’indice de dy­namisme économique aurait légèrement progressé en Val-d’Oise pour s’établir à 1,65, soit un niveau cependant inférieur à celui de la moyenne régionale (1,67) et bien su­périeur, par contre, à celui de la moyenne nationale (1,44).

 

2 – L’ÉVOLUTION DU NOMBRE DES CRÉATIONS D’ENTREPRISES SELON LES SECTEURS D’ACTIVITÉS EN VAL-D’OISE

Une augmentation du nombre des créations d’entreprises variable selon les sec­teurs d’activités entre 2003 et 2007. Selon les données de l’Agence Nationale pour la Création d’Entreprises (APCE), depuis 2003, on a enregistré en Val-d’Oise une forte croissance du nombre des créations d’entreprises dans certains secteurs d’activités, notamment le secteur de la cons­truction (1.229 créations en 2007, soit une augmentation de + 85 % de leur nombre en 2007 par rapport à 2003), le secteur des services personnels (223 créations en 2007, soit + 107 % par rapport à 2003), mais aussi le secteur de l’immobilier (178 créations en 2007, soit + 50 % par rapport à 2003). Tous les secteurs d’activités avaient également enregistré des croissances significati­ves du nombre des créations d’entreprises en 2007, en Val-d’Oise, par rapport à 2003. Un taux de renouvellement quinquennal des entreprises supérieur en Val-d’Oise par rapport à la moyenne régionale. Le taux de renouvellement quinquennal (qui est un taux en pourcentage de créations, correspondant au nombre cumulé d’entreprises créées ou enregistrées au cours des cinq dernières années rapporté au nombre moyen d’entreprises en stock sur cette même pério­de) s’établissait en Val-d’Oise, en 2007, à 61 %, contre 55 % au niveau régional. Ce ratio permet d’exprimer la densité des créations d’entreprises au cours des cinq dernières années. Selon les secteurs d’activités, on enregistrait des taux particulièrement importants pour le domaine du courtage (taux de 106 %), dans l’immobilier (92 %), dans la cons­truction (88 %), pour le commerce de détail (75 %), pour les services aux entrepri­ses (78 %) et pour les activités récréatives, culturelles et sportives (61 %).

 

III – LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE EN VAL-D’OISE

D’après les enquêtes de conjoncture réalisées à la fin de l’année 2008, que ce soit par la Banque de France ou par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) et par l’INSEE (pour l’ensemble de l’Ile-de-France), on enregistrait des signes particulièrement négatifs pour l’évolution de l’économique francilienne et valdoi­sienne, en fin d’exercice 2008.

Une dégradation régulière de la conjoncture à la fin de l’année 2008 dans presque tous les secteurs d’activités économiques. Selon les indicateurs disponibles, l’activité économique s’était régulièrement contrac­tée, notamment depuis septembre 2008, pour se dégrader notamment en novembre et décembre 2008, en ce qui concerne l’activité des entreprises industrielles. En effet, selon les enquêtes menées auprès des entreprises industrielles, les stocks étaient jugés plus lourds et surtout, signe plus inquiétant, le niveau des carnets de commandes s’était fortement détérioré.
Ainsi, l’indice du climat des affaires, calculé par l’INSEE au niveau national, était tombé à son point bas historique, un niveau déjà atteint en juin 1993.
De même dans le secteur du commerce de gros, les intentions de commandes étaient en très forte détérioration depuis le troisième trimestre 2008. Dans le commerce de détail, l’activité s’était révélée un peu moins terne qu’au tri­mestre précédent, mais l’activité était en retrait par rapport à 2007. Dans les services marchands, l’activité avait nettement fléchi, mais on constatait quelques secteurs qui résistaient un peu mieux (hôtellerie, ingénierie informatique, conseil pour les affaires et la gestion, location automobile...) par rapport à d’autres, sévèrement touchés comme le travail temporaire et la réparation automobile (à court terme).
Des incertitudes très importantes pour l’évolution de l’activité économique au cours de l’année 2009. En raison de ce que l’on appelle la « mondialisation du retournement économique », la France, l’Ile-de-France et le Val-d’Oise devrait continuer à être touché, tout comme à la fin de l’année 2008, par les difficultés économiques tout au long de l’exercice 2009. Ainsi, le durcissement des conditions de financement, mais surtout l’accroissement généralisé de l’aversion au risque semblait pousser les entreprises à réduire fortement les dépenses d’investissements, au début de l’année 2009. L’augmentation du chômage, constatée depuis octobre 2008, et également l’incertitude accrue concernant les perspectives de revenu, conduisaient les ménages à accroitre leur épargne. L’évolution des tensions financières, dans les prochains mois, constitue la principale source d’aléa. L’incertitude persistante concernant la valeur des actifs des banques ne permet pas d’exclure une nouvelle intensification de la crise financière en 2009. Le repli de l’activité serait, alors, plus fort et plus durable. L’incertitude est grande également, au début de l’année 2009, quant à l’impact au ni­veau mondial des plans de relance à destination des ménages et des entreprises. En effet, pour des plans importants, notamment celui des États-Unis, ni le calendrier, ni l’ampleur, ni les modalités exactes n’étaient encore précisés à la fin de l’exercice 2008.

 

Malgré les difficultés que risquent de rencontrer les entreprises du Val­ d’Oise, quelques zones d’espoirs semblaient possibles pour 2009,
liés à un rétablisse­ment progressif de la confiance des ménages et des entreprises, basés sur des élé­ments comme :


• un certain ralentissement de l’augmentation des prix, qui pourrait maintenir le pouvoir d’achat des ménages en 2009.

• une baisse des taux d’intérêts (qui devrait se prolonger en 2009), qui pourrait éga­lement favoriser la consommation, au détriment de l’épargne.

• une baisse des prix de l’immobilier, qui pourrait inciter à des décisions d’acquisition de logements, notamment pour les plus jeunes des acquéreurs.


Emploi 95 - Sources : INSEE - COFACE SCRL - APCE